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« La réussite, c’est un peu de savoir, un peu de savoir-faire et beaucoup de faire-savoir. » [ Jean Nohain ]

Logiciels libres et médiation numérique en bibliothèque

Logiciels libres et médiation numérique en bibliothèque

Nous utilisons majoritairement des logiciels libres sans le savoir nécessairement : le navigateur web Firefox, le lecteur multimédia VLC ou encore la suite bureautique OpenOffice (ou LibreOffice).

En effet, ce type de logiciels connaît depuis une dizaine d’années un succès croissant face aux logiciels dits « propriétaires » qui, souvent, sont payants et surtout cloisonnés au bon vouloir de l’éditeur en terme d’amélioration 1.

Un exemple très concret se propose à nous en observant l’évolution du marché des navigateurs Internet 2.
En 2004, Internet Explorer obtenait 91,35 % de parts de marché ;
En 2010, il n’en détenait plus que 58,27 %, cédant notamment 22,80 % à Firefox.

Dans le cas du marché des navigateurs Internet, cette position de monopole initiale s’expliquait par le fait que Internet Explorer était le seul navigateur installé par défaut sur les ordinateurs vendus au public.

Mais si la nécessité nous délivre de l’embarras du choix, l’absence de choix demeure le seul mauvais choix.

C’est pourquoi une distinction majeure doit se faire entre le système d’exploitation (le contenant) et les applications qui y sont installées (les contenus).

Quel rapport avec la médiation numérique ?

Si le système d’exploitation majoritairement utilisé est celui de Microsoft, il n’en va pas de même pour les applications.
Car dans la pratique, pour des raisons financières d’une part, mais aussi de qualité d’autre part, les utilisateurs se servent largement des logiciels libres.

A la maison, un usager utilisera donc volontiers ce type de logiciels (ceux cités au-dessus ne représentent qu’un panel parmi les dizaines et dizaines d’applications open source utilisées au quotidien).

En tant qu’intermédiaire, le bibliothécaire a pour mission d’assurer le lien entre les connaissances de l’usager (il existe des logiciels gratuits en dehors de ceux qui sont installés par défaut lors de l’achat) et celles qu’il pourra lui apporter via des dispositifs de médiation numérique (formations aux logiciels notamment).

Proposer des logiciels libres en médiathèque permet ainsi d’assurer une cohérence de fond entre les pratiques personnelles des usagers et ce que peut apporter la bibliothécaire en terme de savoirs numériques.

De plus, le bibliothécaire pourra sensibiliser les usagers à l’importance des choix qui s’offrent à eux afin qu’ils ne se sentent plus « piégés » par des outils certes davantage connus, mais souvent chers et opaques.

Les usagers peuvent ainsi acquérir l’autonomie essentielle à un usage « éclairé » des outils informatiques.

Notes :

1/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_propri%C3%A9taire#D.C3.A9finitions

2/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Parts_de_march%C3%A9_des_navigateurs_web#Net_Applications_.282004_Q4_-_pr.C3.A9sent.29

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